Perfect timing

Nous avions réglé le réveil tôt ce matin, pour partir le plus tôt possible pour cette longue journée qui nous attendait. Mais au réveil, le bruit des gouttes de pluie sur la toile de la tente nous a stoppés dans notre élan. Nous n’avions aucune envie de pédaler sous cette pluie.

Nous avons alors consulté la météo sur Internet qui indique pour la journée et la semaine à venir, un temps nuageux, agrémenté d’averses éparses. C’est donc sous la pluie que nous avons replié la tente, sans grande motivation. Nous nous sommes réfugiés dans le Lodge pour un solide petit déjeuner et la pluie a fini par s’arrêter.

Nous avons encore pu constater la grande générosité des habitants de l’Alaska : notre voisin nous a offert des hamburgers et des saucisses pour la journée. Nous étions donc prêts pour enfourcher nos vélos.

Comme nous le savions, nous avons encore enchainé les montées, mais cette fois ci, sans descentes qui venaient s’intercaler entre elles : c’est beaucoup mieux pour le moral. Au terme de 4h d’effort, nous sommes parvenus au fameux col tant attendu, alors que de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. Juste le temps de stationner les vélos à l’abri et de se réfugier dans le « Eureka Lodge » pour un repas au chaud bien mérité. La météo à l’extérieur s’est déchainée pendant 2 heures !

Nous avons pris notre temps et avons pu repartir pour la grande descente, une fois l’orage passé … sous le grand soleil !

Sitôt arrivés au camping et la tente montée, la fille de la propriétaire s’est approchée pour nous offrir 2 assiettes bien garnies : lasagnes, salade et pain ! Quel bonheur !

[Drapeau de Etats-Unis Sara et Sébastien | Le 14-06-2008 22:52 | 7 commentaires]

Beaucoup de montées!

Mercredi matin, Rebecca a tenu à nous offrir le petit déjeuner. Elle nous a ensuite guidé au début d’un chemin nous permettant de longer la highway tout en restant au bord de la rivière, au calme. Le premier kilomètre est bien allé, mais l’état du chemin s’est vite dégradé : nous avons dû descendre des vélos et les pousser pour passer certains passages jusqu’à arriver à un endroit où il fallait décharger totalement les vélos pour pouvoir passer. Le superbe chemin s’est transformé d’un coup en « Galère Trail » ! Nous avons rebroussé chemin et perdu 2h dans l’histoire … 8 kilomètres … et beaucoup d’énergie.
De retour sur la highway, les montées ont commencé à s’enchainer et se sont succédées jusqu’au camping où nous nous sommes installés pour la nuit.

Le lendemain (jeudi), toujours des montées… mais aussi des descentes qui nous ont fait perdre toute l’altitude que nous avions gagnée auparavant … et qu’il nous a fallu reprendre ensuite. En effet, nous sommes en train de gravir un col se situant à plus de mille mètres d’altitude. En bas d’une grande descente, au bord d’un lac et juste avant une très longue montée, nous avons rencontré un pêcheur qui nous a proposé un soda que nous avons accepté bien volontiers ! Il nous avait vus le matin, dans les grandes montées ! Pour cette 4ème journée de pédalage, nous totalisons 700 mètres de dénivelée positif ! Les cuisses nous le rappellent à chaque instant ! Très fatigués, nous nous sommes arrêtés de pédaler à 20h devant un petit commerce, déjà fermé. Le propriétaire a néanmoins accepté de nous indiquer où camper sur l’une de ses propriétés. Nous avons préféré lui demander, car nous avions été mis en garde sur le fait que les propriétaires de la vallée tiennent à leur intimité et n’aiment pas vraiment les étrangers. Nous avons pu constater cela en lisant devant chaque accès à une propriété des inscriptions telles que « Keep Out » ou bien encore « No Trespassing ». En nous attardant quelques secondes devant l’entrée d’une maison, nous avons vu « débouler » 3 chiens de garde, plutôt agressifs, qui nous ont fait sitôt repartir …
Nous nous sommes donc installés pour une nuit en camping sauvage, sans douche … à côté d’une cabine de trappeur !

Aujourd’hui, à peine avions nous enfourché nos vélos pour la première montée de la journée, qu’un pick-up s’est arrêté à notre niveau. Un homme en habit de chantier en est descendu. Nous nous apprêtions à traverser une longue zone de chantier sur la route. Il nous a invité, sinon ordonné courtoisement, à charger nos vélos et sacoches dans son pick-up afin qu’il nous conduise jusqu’ la fin des travaux. Il s’agissait en fait de la personne en charge de la sécurité sur le chantier. Nous avons ainsi gagné 3 miles (5 kilomètres) dont une forte montée dans la poussière des engins de chantier !
Nous avons préféré pédaler seulement quelques kilomètres aujourd’hui, afin d’être en forme demain pour affronter le col à 1000 mètres d’altitude. Nous sommes installés ce soir au Grand View Café … un camping au milieu de nulle part, où nous avons trouvé une douche chaude, un lave linge et … une improbable connexion Wifi !

[Drapeau de Etats-Unis Sara et Sébastien | Le 13-06-2008 23:42 | 5 commentaires]

Toujours plus d’hospitalité… et de rencontres

Au réveil ce matin, Tony nous avait préparé un bon petit déjeuner américain : œufs pochés, jambon et toasts grillés. Jusqu’à notre départ, il nous a prodigué ses conseils sur l’orientation et la sécurité.

Nous avons bien débuté sur le parcours vallonné de l’ancienne route, la old glenn highway, les montées s’enchainant avec les descentes.

Juste après notre pause déjeuner au bord d’un lac, nous avons rencontré deux vélos-sacoches comme nous les appelons, c’est-à-dire deux voyageurs à vélo au long cours. Nous avons beaucoup discuté et échangé avec eux au sujet de nos équipements respectifs et de nos plans de voyage. L’allemand, Uli, est parti en 2006 parcourir la Nouvelle Zélande, l’Australie et une partie de l’Asie. Il vient d’arriver en Alaska et se dirige vers le Nord, puis ne sait pas trop où il va aller ensuite. Keenn, le japonais qui l’accompagne est arrivé lui aussi il y a quelques jours en Alaska, les mains dans les poches. Il s’est acheté un vélo et des sacoches à Anchorage et projette de monter vers le nord puis de descendre jusqu’à Ushuaia, sans trop savoir où il va passer. Nous avons décidé de parcourir quelques kilomètres ensemble, sur l’autoroute puisque c’est la seule route possible ! Heureusement, les bas côtés sont larges, et un policier nous a confirmé que les vélos étaient tolérés sur l’autoroute puisqu’il n’y avait pas d’autre alternative possible.


Nos routes se séparant, nous nous sommes quittés en nous disant "à bientôt sur la route entre Anchorage et Ushuaia !".


En arrivant à Palmer, nous n’étions pas perdus du tout ! Nous avions en effet rendez-vous avec Rebecca, une jeune fille rencontrée deux jours plus tôt à Anchorage. Je l’ai en effet rencontrée par hasard devant le magasin REI (le « Au Vieux Campeur » américain), alors que je discutais avec un autre vélo-sacoches, Joanes, un espagnol qui partait lui aussi ce lundi pour Ushuaia ! Il attendait deux autres allemands qui descendent « seulement » jusqu’à Vancouver. Nous ne sommes pas les seuls à être si fous, n'est-ce pas? Quand on vous disait que le parcours Alaska/Terre de feu était un grand classique !

Bref, Rebecca nous avait alors proposé de nous héberger si nous passions par Palmer, et c’est de chez elle que nous vous envoyons ces nouvelles. Nous venons de passer une très belle soirée en sa compagnie, soirée bien réconfortante après nos 55km de ce jour. A 22 ans l’an passé, elle a parcouru 4700km pour aller de San Diego en Californie jusqu’en Floride, toute seule.

[Drapeau de Etats-Unis Sebastien | Le 10-06-2008 23:51 | 3 commentaires]

Premiers vrais tours de roues!

Ca y est, nous sommes enfin partis!
Nous avons pris le temps pour nous préparer (une semaine...), et pourtant, ce matin, tout n'était pas prêt. Il nous manquait encore du combustible pour notre réchaud! Je suis également allé acheter un disque dur externe, car nous avons constaté hier que nous avions déjà pris pour 2 Go de photos (en haute définition, bien sûr!).
Le temps de bien préparer les sacoches, et nous sommes partis en début d'après-midi.
Difficile de garder l'équilibre avec les 30 kilos de bagages! Mais les habitudes reviennent vite : après quelques centaines de mètres, nous avions déjà retrouvé nos repères.
Nous avons commencé par traverser une bonne partie d'Anchorage sur une piste cyclable en remontant un vallon verdoyant, sur 7km environ.
Lorsque nous nous sommes arrêtés à mi-parcours, un couple est venu nous proposer leur aide pour nous orienter, et nous avons pu bénéficier de leurs conseils.
Une fois au bout de cette belle piste cyclable, nous avons dû rouler 5km sur les trottoirs des grandes avenues d'Anchorage. Nous ne savons pas quelle est la règle ici, mais quasiment tous les cyclistes empruntent les larges trottoirs et n'osent pas s'aventurer sur la rue, dédiée aux énormes 4*4 et autres pick-up.
Nous sommes arrivés à l'embranchement de l'autoroute n°1 que nous devrons suivre quelques temps. Cela m'a fait penser aux départs d'autoroutes au centre de Grenoble : celle qui part en direction de Lyon et celle en direction de Chambéry : tout le trafic est canalisé d'un seul coup sur cette seule autoroute.
Heureusement, une piste cyclable longe cette autoroute. Cela n'a pas été des plus agréables, mais nous n'avons pas eu le choix (c'est la seule route possible), nous avons longé cette autoroute sur une vingtaine de kilomètres jusqu'à Eagle River où le GPS nous indiquait 2 campings. Nous sommes passés devant le premier et avons décidé de poursuivre un peu plus loin. Mais le deuxième n'était pas un camping... mais juste un parking où les camping-cars ont le droit de stationner... Grand dilemme... Faire demi-tour pour retourner au premier camping? Ou poursuivre alors que nous étions déjà bien fatigués? Alors que nous hésitions, un homme nous a hélé de l'autre côté de la rue en nous demandant si nous avions besoin d'aide... Nous lui avons expliqué notre problème, et il nous a conseillé de retourner au premier camping. Pas facile de revenir en arrière...
Mais alors que nous n'avions fait que quelques centaines de mètres, il nous a rattrapé en voiture, s'est garé une rue plus loin, et est venu à notre rencontre à pied pour nous proposer de nous héberger! Nous n'en croyions pas nos oreilles! Et je vous écris ce soir depuis chez lui. Notre hôte s'appelle Tony, et a déjà bien voyagé, un sac sur le dos, et beaucoup en Europe. Il nous disait ce soir que nous inviter lui permet de rendre l'hospitalité dont il a pu bénéficier lorsqu'il voyageait en baroudeur. Nous avons donc pu prendre une bonne douche, et allons dormir dans un vrai lit! Thank you very much Tony! Pour notre première journée, nous avons pédalé 35km.

[Drapeau de Etats-Unis Sebastien | Le 10-06-2008 00:08 | 8 commentaires]

Le grand départ

Les sacoches sont bouclées ...

Les vélos sont chargés ...

Le gaz pour le réchaud est enfin acheté ... (nous l'avions oublié celui-là!)

Fin prêts à commencer notre grande aventure!

A très bientôt (on ne sait pas quand nous aurons une connexion Internet ... mais dès que possible!).

[Drapeau de Etats-Unis Sara | Le 09-06-2008 12:17 | 2 commentaires]

Pages

1 2 3 ... 27 28 29 30 31 32 33